C’est vrai qu’il ne faut pas exagérer : la Grande distribution ne pratique pas le racket comme une vulgaire mafia, car celle-ci emploie la batte de base-ball. La Grande distrib’, elle, se contente de négocier les prix et admet qu’elle impose des droits de « péage. »
Disons donc que les gens des GMS sont des salauds.
Cela, les sénatrices Antoinette Guhl et Anne-Catherine LOISIER ne l’écrivent pas dans leur rapport publié hier.
Je vous en livre quelques extraits tirés du condensé et du rapport lui-même, en vous faisant grâce des 24 propositions, qui, bien évidemment, ne serviront à rien.
« … Plusieurs grands industriels, fournisseurs de taille mondiale, sont même allés jusqu’à expliquer à la commission qu’il s’agissait plus encore d’une forme de « racket » que d’un simple droit de péage, préalable aux négociations. »
« … S’agissant des pratiques illicites, les distributeurs tentent, et souvent réussissent à imposer aux fournisseurs de leur acheter des services, sans quoi ils refusent de les référencer. Plusieurs fournisseurs ont employé le mot de « racket » et les sommes concernées sont supérieures au milliard d’euros »





