Descendant du Grand Mont-Rond j’apprends qu’en plus de tendre de fesses à tonton Vladimir, maman Ursula a aussi ouvert la bouche devant le Grand Beauf. Comme au Plug & Play de Cap-d’Agde en pleine saison, elle a su faire la brochette. Pas à la Maison Blanche, ce qui aurait au moins respecté les formes diplomatiques, mais dans un golf que possède Cheveux jaunes en Écosse. Chez icelui, donc. J’espère qu’en partant elle a pensé à faire la vaisselle.
A priori, l’Europe va donc devoir importer 750 milliards de dollars de pétrole et de GNL américains. C’est très très bien pour le climat. C’est encore mieux pour l’eau de là-bas, car ces produits sont issus de fracturations hydrauliques. C’est surtout parfait pour le rang de l’Europe dans le monde, car désormais, la politique énergétique du continent se décide à Washington.
Tout cela pour ne pas que le vilain Américain ne nous taxe à plus de 15 %. Nous, premier marché du monde. L’Europe inspire tellement de crainte qu’il suffit de hausser les sourcils pour qu’elle se mette à genoux.
Depuis qu’elle existe, l’Europe a multiplié les directives efficaces et bienvenues en matière d’environnement, elle a développé les ENR (tout en faisant en sorte que le nucléaire français disparaisse), elle est le moteur mondial de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; mais l’Europe vient donc, symboliquement (et en partie factuellement, au regard des émissions de gaz à effet de serre induite par ce diktat) d’effacer tout ce qu’elle a fait.
L’Europe n’est donc rien, elle est faible, toujours empêtrée dans sa culpabilité d’avoir été le théâtre de deux guerres mondiales et de la Shoah, elle est divisée (par l’Allemagne et l’Italie), dépendante, ce dont se réjouit tonton Vladimir. Qui en septembre regardera avec envie LCP afin d’assister à la prochaine censure parlementaire du gouvernement : ainsi privée pendant un an de tout budget supplémentaire, notre armée, sous-financée par un Etat en ruines, continuera de ne pas lui faire peur.
Comme l’Europe qui, dans le même racket imposé par Trump, s’engage à acheter du matériel… américain.
Je préfère croire que nous vivons dans un monde parallèle et que je vais bientôt me réveiller. L’Europe n’existait donc pas, l’Assemblée nationale non plus, voter ne servait plus à rien et le 1er août 1914 s’approchait. Non, je vais bientôt me réveiller, c’est certain.
https://lnkd.in/eEV2uBKp