2 livres à paraître en 2018, hé hé…


La Biodiversité, qu'est-ce que c'est ?
48 pages, livre illustré
Bordas
Sorti le 17 novembre 2016


Ma contribution à la Cop21 pour les enfants, avec un partenariat découvert sur la couverture.
Un livre souriant pour montrer que l'écologie ça l'est aussi, souriant, fait avec l'ami Thomas Brisebarre. Dessins de Laëtitia Aynié.


La biodiversité, tout le monde en parle, sans toujours savoir ce que c’est.
Tu entends dire qu’il faut la protéger, parce qu’elle est menacée. Que sans elle, on dispara
tra ! Que l’homme est à l’origine d’une future « grande extinction » ! Tu ne trouves pas que c’est une responsabilité lourde à porter ?
Alors, je te propose de commencer par découvrir ce qu’est la biodiversité. C’est l’objet du premier chapitre de ce livre : C’est quoi la biodiversité ?
Il te montrera que la biodiversité, c’est tout ce qui nous entoure. Pas seulement les animaux qui sont dans les livres...
La biodiversité, c’est la nature, et l’homme. Sans elle, nous ne pourrions pas vivre aussi facilement, car elle nous apporte beaucoup de choses, ne serait-ce que le bonheur que nous avons à la regarder. Le chapitre 2 traite de cela :
À quoi sert la biodiversité ? À vivre !
Et pourtant, la biodiversité est menacée. Elle nous est nécessaire, mais nous l’ab
mons. Comment ? Pourquoi ? Est-ce que c’est grave ? Tu trouveras des réponses à ces questions dans le chapitre 3 : Menaces sur la biodiversité.
Nous l’ab
mons, mais en mme temps nous la préservons. On n’a jamais autant fait attention à elle. Par des règlements, des parcs, des zoos, mais aussi grce à un intért nouveau pour elle. Car il est si facile d’y faire attention... C’est tout cela que l’on te raconte dans le chapitre 4 : Protéger la biodiversité.
Avec ce livre, tu as tout ce qu’il te faut pour comprendre ce que tu vois
et ce que tu entends à propos de la biodiversité. Un livre à lire avec tes parents, qui t’aideront à réaliser les nombreuses activités que nous te proposons.
Oui, tu peux agir pour la biodiversité !



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S'engager pour un monde meilleur
192 pages, essai
Flammarion
Sorti le 27 avril 2016


À la demande de France Nature Environnement, j’ai écrit cette France de demain en dix propositions d’actions et de transformations, dix actes concrets, simples, qui sont autant de leviers pour changer le pays en changeant notre rapport à la nature et au temps. Dix propositions pour le citoyen… et dix propositions pour les élus. Cela fait vingt, en fait un peu plus. Dix chapitres, dix thèmes transversaux sur notre place dans la nature, notre rapport à l’énergie, le rôle fondamental des collectivités, la gouvernance de l’eau comme exemple à suivre (en l’améliorant…), l’importance de l’éducation à l’environnement et de la bouffe etc. Dix chapitres rédigés à partir des documents internes de FNE, des discussions avec ses bénévoles et salariés, de mes propres réflexions. Un livre pas facile à rédiger, car il a dû se frayer un chemin entre les nombreux réseaux et membres de la plus grande fédération d’associations de protections de la nature de France. Mais le voilà, il est beau comme une feuille de route à partir de laquelle tous les prétendants à la Présidentielle devrait développer leur vision de l’avenir. S’ils en ont une. 


Pasted Graphic


(Extrait de l'introduction)

Sivens est un choc. J’y ai vu ce que je craignais. D’un côté, un peuple de contestataires du fait établi, prétendant demander des comptes sur une décision qui leur paraissait insensée. Face à eux se trouvait ce peuple des momies électorales en place depuis que le monde existe, qui ne comprenait pas pourquoi on lui contestait ses habitudes. Les premiers étaient naïfs, les seconds arrogants. Rien ne bougeait. Alors des violents apparurent, prétendant défendre les premiers, si bien que les momies répondirent en faisant donner la force publique. L’habituelle comédie humaine pouvait enfin démarrer, au bénéfice des médias et des politiques excités par le manichéisme. L’acmé fut atteinte lorsqu’une grenade s’insinua entre le dos et le sac d’un naturaliste, simplement venu réclamer que l’on n’asséchât point une zone humide. Érigé en martyr par certains, Rémi Fraisse encouragea par sa mort quelques-uns à reconsidérer ce projet de barrage impossible, dont on feignit de s’apercevoir, en hauts lieux, qu’il n’était ni réfléchi, ni utile. Il fallut ce terrible drame pour secouer le théâtre.
Cela désespéra France Nature Environnement, dont Rémi Fraisse était membre. Discrète par habitude, n’aimant pas la fumée des pneus brûlés car légaliste par essence, « FNE », la plus grande fédération d’associations de protection de la nature en France, montra alors ses larmes, sa colère et son incompréhension. Elle expliqua à quel point Sivens était, hormis son épouvantable conclusion, très symptomatique de l’énergie qu’il faut déployer, en France, tous les jours, pour faire appliquer la loi et les règlements, et capter l’attention d’autorités qui pensent que l’élection est une onction incontestable. C’est ce que j’essayai de dire avec Denis Cheissoux dans la chronique à deux voix de « CO2, mon amour » sur France Inter, que nous dédiâmes à Rémi Fraisse. J’ai gardé la feuille, modifiée, raturée jusqu’à la prise d’antenne. Etrange de pleurer dans un micro.

Je suis écrivain, conférencier et homme de radio, et je travaille depuis plus de vingt ans sur les questions d’environnement. Je suis l’ami de professionnels locaux qui pataugeaient sur la zone du projet de barrage pour en faire l’étude d’impact, et l’associé d’une coopérative promouvant les zones humides auprès d’agriculteurs. Si j’ai été, moi aussi, tellement secoué par cette affaire, c’est que j’y vis, pourtant guère naïf, voire légèrement cynique, ce à quoi les associations et citoyens engagés sont confrontés au quotidien. Je ne pensais pas que c’était à ce point.


Et la question a surgi : un monde meilleur est-il possible ? Oui, c’est ce que nous dit l’esprit de Sivens, qui perdure une fois la brume lacrymogène dispersée et les arbres abattus. Car des Sivens, j’en vois partout. Fleurissant sur la jachère de l’État impécunieux, incohérent, peu honnête et sans vision, collectivités, individus, entreprises et associations inventent, proposent, font. Il y a comme une excitation sourde partout en France, des ondes gravitationnelles en train de tout changer, l’air de rien. 
Et cela, FNE l’incarne. Cet immense réseau d’associations de bénévoles, parce qu’il touche des centaines de milliers de militants, les écoute en retour. Et, cahin-caha, en émergent quelques idées sur le monde de demain. En me plongeant dans les synthèses de FNE, en rencontrant les femmes et les hommes qui la composent, j’ai découvert des réponses solides aux questions que je me pose qui, sans être toujours les miennes, ont l’immense mérite de dessiner une France cohérente, souriante et vivante. 
Le résultat ? Ce livre qui, en dix chapitres, dresse le portrait d’une société en paix avec son environnement. 

(…)



Chapitrage :

Chaque chapitre, sauf le 1, explique ce qu’il ne serait pas idiot de faire, et pourquoi, et présente à sa fin quelque chose à faire pour le citoyen, et une mesure à prendre par l’élu ou l’État. 

Préface de Jean Jouzel

Chapitre I. Reprendre notre juste place dans la nature

Chapitre II. Favoriser des individus producteurs d’énergie, des citoyens consommateurs
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre III. Développer le gaz « bio », l’énergie de la transition
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre IV. Organiser la vie quotidienne par les collectivités
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre V. Instaurer une économie qui йvite, rйcupиre et partage
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre VI. Faire de l’eau un modèle de gouvernance
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre VII. Que la nature et l’agriculture décident de l’aménagement du territoire
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre VIII. Faire de l’état le garant du patrimoine naturel
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre IX. Faire de la santé et l’environnement les piliers de notre bien-être
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Chapitre X. Instaurer une éducation а l’environnement а tous les étages
Une mesure pour s’engager maintenant
La mesure que l’État doit appliquer d’urgence

Postface de Denez Lhostis 







Une promesse de nature
190 pages, biographie, témoignage
Delachaux & Niestlé
Sorti le 24 mars 2016


La vie d'un homme qui se confond avec celle des zoos et de l'évolution de la façon que la société a de voir la biodiversité : celle de Pierre Gay, héritier et père de ce qui était un trou peuplé d'animaux devenu un des plus beaux parcs zoologiques du monde. À Doué-la-Fontaine, la famille Gay, confondant sans toujours le savoir l'histoire de sa passion avec celle de ses ancêtres, a créé un petit chef-d'œuvre de pédagogie. Un havre entre nature et nature, entre l'homme et la nature, entre présent et futur, entre ici et là-bas. Entre l'histoire personnelle et l'histoire, une sorte de psychogénéalogie par l'amour de la nature. Un homme qui me dit "moi, ce qui me plaît ici, c'est pas de faire bonjour kiki à mes animaux le matin, c'est de les voir comme les représentants d'espèces qu'on est en train de sauver, elles et leurs habitats, avec les hommes, là-bas, qui vivent avec", c'est un homme de qualité; Dont j'ai fait la bio, en nègre officiel.



promesse de nature[1]


(Extrait du prologue)

Je ne peux pas m’en empêcher. Quand je marche dans les allées du Bioparc, je parle aux gens, j’arrache une herbe folle, je coupe une branchette anarchique, je mime l’atèle et je hurle le lémurien, selon mon humeur. Je n’y peux rien. Je marche dans les allées d’un parc qui est aussi mon jardin et ma généalogie. C’est comme me raconter une histoire chaque jour. La mienne. Celle de ma famille. Celle, aussi, des zoos car ce que nous avons fait, à Doué‐la‐Fontaine, est à la fois le reflet et le moteur d’une évolution sensationnelle du monde des parcs zoologiques.
C’est pour raconter cela, cette imbrication de ma vie et de celle de mon zoo, des zoos, que j’ai voulu écrire ce livre. Pour expliquer. J’ai toujours voulu expliquer, pour faire changer les choses. Expliquer comment, de consommateurs de la nature, les zoos sont devenus en quelques dizaines d’années des partenaires indispensables de la conservation des espèces menacées.
Les parcs zoologiques, publics et privés, se sont multipliés au début des années 1960, époque où le développement des loisirs, mêlé au besoin de nature des populations ayant migré vers les villes, se conjuguait avec le début de la mondialisation, la conquête des derniers espaces sauvages, le remembrement agricole et l’arrivée d’espèces exotiques rapportées par les hommes et les femmes renvoyés en France par la décolonisation. Cette nouvelle mode des zoos et autres parcs zoologiques, qui s’est d’abord développée de manière anarchique, a été vite critiquée, car les animaux n’y vivaient pas bien. Tout le monde se souvient des loups efflanqués tournant en rond en se mordant la queue sur un vilain sol en béton. Les zoos, considérés comme des mouroirs, des prisons, ont alors bien failli être interdits. Plus personne n’en voulait ! La presse des années 1970 fut impitoyable. Puis les choses se sont calmées. Le développement des zoos a été encadré. Ils ont été transformés, notamment grâce à des personnalités qui ont fini par comprendre quel pouvait être l’apport de l’élevage en captivité pour le sauvetage d’espèces au bord de l’extinction.
Des personnalités que j’ai rencontrées, que j’ai par‐ fois convaincues, des hommes et des femmes dont la passion a nourri la mienne pour découvrir d’autres horizons, labourer de nouveaux champs, tracer des sillons originaux. Pour changer les choses : c’est ça, mon but dans la vie !
Cette histoire des zoos modernes, c’est donc aussi la mienne. Cinquante‐cinq années passées dans un parc qui m’ont permis non seulement de vivre ma vie d’enfant, d’ado, d’homme, de fils, de mari, de père, de grand‐père maintenant, mais encore de participer à cette transformation.
Mes racines, c’est l’héritage de mon père qui m’a embringué dans cette aventure, sans me forcer à le suivre. La nature, ça a toujours été une passion viscérale, née, comme chez lui, de l’immersion dans la nature ordinaire de l’Anjou. J’ai traîné mes guêtres dans le zoo que mon père avait créé pour se sortir de l’héritage de bistrot‐hôtel‐restaurant que tout Aveyronnais devait prolonger ad vitam æternam. J’ai essayé de m’éloigner ensuite de ce nouvel héritage zoologique mais j’y suis revenu, fort du constat que ma vie était incroyablement liée à celle des animaux que j’avais eu l’habitude de côtoyer depuis tout petit. Avec une sensibilité affû‐ tée par les aspirations de liberté des années 1970, qui m’avaient ouvert la porte de rencontres bouleversantes et de voyages fondateurs, j’ai pu développer ma propre vision du zoo. Que mon père a acceptée, comme un passage de relais. J’ai pu changer sa façon de faire, la manière de présenter nos animaux, dans ce site incroyable qui a permis de créer une immersion natu‐ relle, en creux dans le paysage ligérien.
Et le zoo a changé, car il est le reflet de son temps. Comme moi. Agrandissement considérable des enclos, naturalisation des présentations, importance croissante donnée à la végétation et au respect de la discrétion des animaux ; et connexion avec le monde réel, à travers nos projets de conservation des espèces dans les régions d’où viennent leurs représentants vivant chez nous. Conservation non seulement des animaux eux‐mêmes, mais du lien, mal compris, délité, entre ceux‐ci et les hommes qui vivent avec, leurs émotions : ce qui compte n’est pas de voir le tigre mais d’avoir ressenti sa présence. C’est ça, le lien entre l’homme et la nature. Cette part d’animalité qui fonde notre humanité.
Voilà pourquoi j’ai choisi ce nom de Bioparc, pour rebaptiser le zoo de Doué‐la‐Fontaine. Coller au plus près des besoins physiologiques des animaux en les considérant comme les catalyseurs des retrouvailles entre nous et la nature sauvage, d’où leurs ancêtres sont venus et où leurs descendants retourneront peut‐ être un jour. Nous ? Public, professionnels, employés, nous pouvons tous, par notre comportement quotidien et notre soutien aux zoos, participer au maintien et à la restauration de la biodiversité dont nous faisons partie.