Livres-reportage et livres illustrés

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L'un de mes premiers livres, mon premier sur Saint-Pierre (voir plus haut). Parler de la ville anéantie en causant avec ses épaves. Avec 60 m d'eau sur la nuque, ce n'est pas toujours simple. Un livre superbe, malheureusement épuisé. Surtout une sacré aventure… Peut-être le trouverez-vous encore à Saint-Pierre, chez Jacky, maître-plongeur, notre guide parmi les épaves.
142 pages, reportage
Glénat, 1998
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On travaille sur des sujets écologiquement déprimants, on en n'est pas moins homme. J'ai ma lubie, voilà : Saint-Pierre de la Martinique et sa destruction complète en 1902. En quatre-vingt dix secondes, toute une société qui s'effondre, et qui continue, d'une certaine façon. C'est Claude Rives qui, à la recherche d'un auteur pour faire parler ses images du lieu, me "vendit" auprès de Glénat pour un premier livre sur ce sujet que je ne connaissais pas (Les épaves du volcan, voir en bas de cette page). Sur place, je tombais au sens propre amoureux de Saint-Pierre. Au point d'y revenir pour Géo, National Geographic et Larousse. Ce texte est le plus abouti que j'aie écrit sur la catastrophe. Unité de lieu, de temps, de personnes : ce qui s'est passé tient du théâtre. L'écrire comme un roman sans tomber dans le romanesque a été une vraie gageure (merci Mathilde Majorel, mon éditrice ; merci Claude Quétel, historien directeur de la collection d'avoir confié l'affaire à un non-historien !).
288 pages, récit historique
Larousse, coll. L’histoire comme un roman, 2007. Réédité par France Loisirs en 2009
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Encore une bonne idée de Claude Rives : faire le tour de la France littorale, pour montrer la France "vue depuis la mer", ou presque. Je n'ai bien évidemment pas, contrairement à Claude, parcouru nos 5500 km de côte, mais visité des sites et interrogé scientifiques, pêcheurs, protecteurs qui expliquent le fonctionnement du rivage, racontent son évolution, décrivent leur travail. Un vrai reportage, malheureusement un peu abîmé par une maquette paresseuse. C'est à la fois terrestre et sous-marin, c'est une balade scientifique dans des laboratoires et des stations de recherche. C'est donc sûrement indispensable.
160 pages, National Geographic France, 2003.
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La suite de l’exploration de mon monde ch’ti. L’ouvrier, les ouvriers, mythifiés, tellement qu’on a fini par les oublier. On les redécouvre, invisibles, Mais on les croit toujours homogènes, ce qu’ils n’ont jamais été. Belle icono, belle maquette, merci Thomas.
Ouvriers d’hier et d’aujourd’hui
224 pages, beau livre
Gründ, octobre 2010
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Comme la France marine, mais en mer Rouge. La même démarche de "grand" reportage - sur place (merci Glénat), et nettement moins de formalisme : il est des moments où ma plume s'est lâchée. En compagnie de Claude, j'ai parcouru toute l'Égypte, la moitié de la mer Rouge, à terre, en mer, sous la mer. Nous avons barboté dans dix centimètres d'eau, tué des Acanthaster (ces saletés d'étoiles de mer à épines qui bouffent les coraux) et cherché en vain des requins par 50 m de fond. Mais il n'est pas certain que le livre soit encore en vente.
160 pages,
Glénat, 1998.
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Encore une lubie ? Non, une opportunité. Celle de me confronter à l'un des deux mythes fondateurs de la conscience Ch'ti (l'autre, c'est la première guerre mondiale, avis aux éditeurs intéressés). La mine est un mythe, le mineur est une icône. On lui a acheté ce brevet contre la disparition de son travail au lendemain de la seconde guerre mondiale. Et quel boulot ! Tellement dur que pour s'en accommoder il fallut bien en développer une fierté, forgée par la virilité, la brutalité et l'esprit de corps. Les mineurs, c'était une humanité à part, celle du fond, qui ne se reconnaissait pas dans celle de la surface. D'où la déchirure que ressentent toujours les mineurs quand on leur demande d'évoquer leur passé ouvrier… Belle maquette de Thomas Brisebarre.
Les Gueules noires
224 pages, De Borée, octobre 2007.
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Idem, même punition, pour la Méditerranée. Des centaines de plongée, des dizaines de rencontre "pittoresques" (j'ai laissé ma plume aller où elle voulait) entre Vintimille et Banyuls. La Méditerranée est belle, encore : voyez la réserve intégrale de Banyuls et le parc national de Port-Cros. Vous saviez qu'il y a avait des barracudas en Méditerranée ? Non ? Ah !
160 pages,
Glénat, 1999.
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Quel beau sujet ! Le sel, c'est avec l'or et le pétrole, le sucre et le maïs, l'une des facteurs de civilisation de notre histoire. Une formidable aventure humaine qui a démarré au paléolithique. Le sel a fait les États, les princes, les richesses. Il a décidé de la construction de routes et de l'établissement d'impôts. Il a suscité des guerres et des migrations. Il suffit de se pencher pour le trouver et pourtant, il a souvent valu plus que l'or. Selon son dosage, il prolonge la vie, ou hâte la mort : le sel est divin. Un beau sujet, vraiment, réalisé par Thomas Brisebarre. Et un beau passage chez Patrice Gélinet, la voix de 2000 ans d'histoire (France Inter) : écrire permet parfois de rencontrer des gens pour qui on a tout de même de l'admiration.
192 pages, Éditions Kubik, 2006.
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La nature est le règne de la survie, et chaque acteur a développé, au fil de l’évolution, un comportement susceptible de perpétuer l’espèce. Ingénieuses ou surprenantes, ces adaptations nous dressent le portrait d’une nature infiniment plus complexe qu’il n’y parat, où chacun interagit avec son environnement. Entraide, vie en groupe, séduction, camouflage, etc., tout est possible pourvu que ce soit efficace. Le mimétisme du phasme, la séduction de l’orchidée, la symbiose entre le poisson-clown et l’anémone, l’association entre le pique-bœuf et le zèbre sont autant de comportements qui permettent de tromper l’ennemi, de disparatre dans son environnement, de se faire passer pour ce que l’on n’est pas, ou de profiter de la protection d’un plus fort que soi. Illustré par les photos de l’agence Bios, ce livre nous fait découvrir une nature malicieuse, pleine de ressources, et nous explique les ruses, trucs et astuces des espèces pour survivre jour après jour dans un monde sauvage… qui ne l’est pas tant que a.
160 pages,
Glénat, octobre 2010.